Extraits du débat du 24 avril 2005 à la Today Art Gallery

Figure 34 Fan Di_an président du vernissage de la Today Art Gallery, Pékin, 2005

Figure 34 : Fan Di’an président du vernissage de la Today Art Gallery, Pékin, 2005

“ Si j’ai déjà écrit sur François Bossière sans l’avoir encore rencontré, c’est d’abord en raison de la qualité de sa peinture qui est hors du commun, mais aussi parce que les échanges entre la France et la Chine arrivent à un moment spécifique et que François Bossière se trouve parmi nous au juste moment. Ce que son art voudrait raconter c’est un processus de perception transculturelle et une expérience artistique hors du commun. Dans le rapport entre ses peintures à l’encre et à l’huile, nous trouvons le point de jonction des deux concepts artistiques. C’est à ce niveau que je ressens sa peinture, et de cette conjonction de l’esprit que j’interprète la signification de cette exposition. L’effort de François Bossière nous mène à dépasser notre “ souci ” chinois de modernité depuis le début du XXè siècle, et les frontières causées par les barrages culturels. Nous pouvons alors entrer dans un flux d’apprentissage et une saine interaction. J’ai une haute considération pour son langage artistique spécifique. Son “ barbouillage ” s’exprime autant entre la ressemblance et la non – ressemblance qu’entre la métaphysique et la forme. Chacune de ses œuvres porte un intérêt pour la réflexion”.

-Fan Di’an, Critique d’Art, Vice-Président de l’Académie centrale des beaux-arts de Chine

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Figure 35 : Avec le peintre Jin Zhilin sur le Plateau de Loess, juillet 2004

“ Ces œuvres de mon ami François depuis les années 80 nous permettent de tracer son itinéraire artistique et le processus de son auto-dépassement. Il peint de toute la grandeur cosmique, cela veut dire dans un sens l’occupation spatiale, incarnée dans ses “ boîtes à l’être ” ;  dans un autre sens l’immense énergie, car il sait intégrer l’épaisseur du sentiment à l’espace. Comme dans les peintures pariétales de Lascaux et de Chine,  il unit les couleurs primaires, l’énergie primitive et le sentiment cosmique dans sa peinture. Je suis étonné par cette profondeur de l’art de François.

Dans sa pratique de l’encre de Chine, il n’imite surtout pas. Il peint des jarres romaines de l’antiquité, symbole de la matrice de l’humanité, par lesquelles il remplace la géométrie grecque et celle de Picasso. Le quadrupède qui porte la jarre nous suggère nos anciens totems. L’encre “ séchée ”, deux ou trois traits qui ne ferment pas, la jarre devient vivante et mouvante comme l’union du Yin et du Yang. Cette union est bien l’origine de l’Univers, elle n’est pas uniquement chinoise. Chaque peuple a ses propres codes culturels, mais il y en a des communs pour la culture humaine. François Bossière l’a compris avant beaucoup d’autres, ce secret codé dans les façons d’utiliser le pinceau, si bien qu’il a su faire communiquer les deux genres artistiques.

-Jin Zhilin, Professeur à l’Académie centrale des beaux-arts de Chine, Chaire des Arts Populaires

Figure 36 Dans l_atelier de Cheng Dali, Pékin, 2007

Figure 36 : Dans l’atelier de Cheng Dali, Pékin, 2007

“Il y a peu d’artistes occidentaux qui savent pénétrer dans l’esprit de la peinture chinoise”, de même que peu de peintres chinois comprennent l’esprit de la peinture occidentale en essayant de l’associer à la peinture chinoise. A partir de la création de François Bossière, je vois l’aube de l’échange artistique au niveau de l’esprit entre la Chine et l’Occident”.

- Cheng Dali, Peintre à l’encre et Directeur du Groupe des Arts des Éditions du Peuple

“Est-ce que les expressions de l’art chinois peuvent communiquer avec celles de la peinture à l’huile ? Après avoir vu les œuvres de François Bossière, j’en trouve la possibilité. Mais quelle est sa méthode ? C’est de trouver le chemin vers la liberté de l’esprit chinois dans un état d’âme sensible. ”

Deng Pingxiang, Peintre à l’huile et Vice-Président de l’Association des Artistes du Hunan

Figure 37 Avec le calligraphe Zeng Laide et le poète Yang Lian, Londres, 2005

Figure 37 : Avec le calligraphe Zeng Laide et le poète Yang Lian, Londres, 2005

“ François Bossière a compris l’art chinois dans un état d’âme et une pénétration extrêmement sensibles. C’est le point le plus appréciable chez un artiste. Aujourd’hui, ce vernissage – débat est unique, car les philosophes et chercheurs en sciences sociales et autres domaines y participent avec le monde artistique, d’autant plus que de nombreux médias sont présents. Cela montre qu’étant un véritable artiste français il nous a touché avec sa création et ses réflexions sur l’art chinois. C’est une véritable réussite. Il est entré dans la peinture chinoise en rejoignant d’emblée Bada (Zhu Da). On a rarement rencontré hors de Chine un peintre comme François Bossière qui prend lui-même les choses en main pour se lancer dans une recherche en profondeur. J’ai connu quelques calligraphes français, mais en peinture chinoise, François est le premier a ce niveau d’excellence. Si le commencement se situe aussi haut, je crois que nous en aurons dans le futur deux, trois, et de plus en plus…. ”

Zeng Laide, Peintre et Calligraphe de l’Académie Chinoise de Peinture et de Calligraphie

L’exposition de François Bossière à Pékin passe au-delà du monde artistique en initiant les réflexions sur la compréhension humaine transculturelle.

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